Sexe : consentement, protection et plan en cas d’échec
Le sexe exige un consentement volontaire et continu.
On peut refuser avant le début ou s’arrêter en cours. Un consentement antérieur, une relation, un cadeau ou le fait d’être rentré ensemble ne créent aucune obligation.
L’alcool et d’autres substances peuvent altérer la capacité à décider librement. Avec un nouveau partenaire, il est particulièrement raisonnable de rester assez sobre pour comprendre ce qui se passe, énoncer ses limites et remarquer celles de l’autre.
Les préservatifs réduisent le risque de nombreuses infections sexuellement transmissibles et de grossesse non désirée. Il faut un préservatif neuf pour chaque rapport et une utilisation correcte pendant toute la durée du contact.
Le refus d’un partenaire d’utiliser une protection ne prouve pas automatiquement la présence d’une infection. Mais la pression, le retrait du préservatif sans consentement ou la tentative de mettre l’autre devant le fait accompli sont des signes graves de mépris pour la sécurité et le consentement.
La protection peut échouer. Un préservatif peut se déchirer ou glisser.
Il importe alors d’agir sans honte ni délai :
- envisager une contraception d’urgence s’il existe un risque de grossesse ;
- vérifier la nécessité d’un dépistage des infections ;
- s’adresser à un service médical ou de santé sexuelle et reproductive ;
- ne pas considérer que l’absence de symptômes signifie l’absence d’infection.
La contraception d’urgence prévient une grossesse après un rapport non protégé ou l’échec d’une méthode, mais ne protège pas des infections.
Avoir un comprimé « au cas où » ne remplace pas la connaissance du délai d’utilisation, des contre-indications et de l’accès à un avis médical. Dans certains cas, un dispositif intra-utérin peut être une option plus efficace, mais la décision se prend avec un professionnel de santé.
Quelqu’un qui tient à son partenaire n’est pas obligé d’avoir envie de sexe demain. Mais il est obligé de respecter le « non » d’aujourd’hui.
Le consentement se laisse mal décrire par la métaphore de la signature : ce n’est pas un document obtenu à l’entrée, mais un état qui se maintient ou cesse en cours de route. Concrètement, cela veut dire qu’il faut regarder non pas une fois, mais tout le temps, et que l’absence de « non » n’apprend rien. Quelqu’un qui s’est tu, qui s’est figé ou qui a cessé de participer a déjà répondu. Attendre une formulation nette à ce moment-là, c’est une façon de ne pas entendre.
Le prix d’un échec de la protection ne se mesure pas en honte mais en temps : une partie des solutions dépend de la rapidité avec laquelle on se retrouve devant un médecin. Il est donc raisonnable de savoir à l’avance où aller dans sa ville et comment cela fonctionne, plutôt que de le chercher en pleine nuit dans un moteur de recherche.