Chaleur, soleil et bord de route
Sous un climat chaud, des vêtements légers et couvrants protègent souvent mieux qu’une peau au maximum découverte.
Ils réduisent l’exposition au soleil, à la poussière et aux insectes. Il faut aussi de l’ombre, de l’eau, un couvre-chef et une protection solaire pour les zones découvertes.
La crème solaire ne donne pas le droit de rester au soleil direct autant qu’on veut. C’est une couche de protection parmi d’autres.
Quand on marche le long d’une route, l’essentiel est d’utiliser le trottoir ou un cheminement prévu à cet effet. À défaut, il est dans la plupart des cas plus sûr de marcher face à la circulation pour voir arriver les voitures, mais il faut tenir compte des règles locales, des virages et de la présence d’un accotement.
À vélo, le sens est en général l’inverse : le vélo suit les règles des véhicules, pas celles des piétons.
Les vêtements doivent rendre visible, surtout dans l’obscurité et par mauvais temps.
La règle générale est simple :
Il ne faut pas seulement voir le danger, il faut être visible pour lui.
Le piéton évalue presque toujours l’asymétrie de visibilité à son avantage. Les phares se voient à plusieurs centaines de mètres, d’où il conclut qu’on le voit tout autant. Une veste sombre sur un accotement non éclairé n’apparaît dans le faisceau des phares qu’à quelques dizaines de mètres — à peu près au moment où il est déjà trop tard pour freiner, surtout si le conducteur croise en même temps un véhicule. Une bande réfléchissante sur un sac à dos coûte moins cher que n’importe quelle autre pièce de la garde-robe et fonctionne mieux que la certitude d’être bien vu.
Avec le soleil, la même erreur joue en sens inverse : on juge la protection à la sensation et on en reçoit les conséquences dans les faits, en général le soir. Par forte chaleur, le plus dangereux est de se sentir bien.